Santé capillaire

Quelles sont les causes de la chute de cheveux ?

Les causes de la chute de cheveux varient d’une personne à l’autre et peuvent inclure l’hérédité, les changements hormonaux, le stress, certaines carences ou des problèmes de santé. Découvrez les principales causes et les signes à surveiller.

Morgan d’A, rédactrice de contenu en français

Auteur Morgan d’A

Vérifié par Dre Dora Matis

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brosse à cheveux dans laquelle il y a des cheveux

Comment reconnaître une chute de cheveux anormale ?

Perdre des cheveux est tout à fait normal. Ils suivent un cycle de croissance, de repos et de chute naturel : certains tombent chaque jour tandis que d’autres commencent à pousser. Parfois, cette chute devient anormale.

Quelle quantité de cheveux perd-on normalement ?

Une personne perd environ 50 à 100 cheveux par jour. Il ne s’agit toutefois que d’une estimation, la quantité de cheveux perdus pouvant varier d’une personne à l’autre et même d’un jour à l’autre.

Plusieurs facteurs influencent la quantité de cheveux perdus, dont la densité et la longueur de la chevelure, qui peuvent rendre la chute plus ou moins visible. La fréquence des shampooings et du brossage joue également un rôle.

Pour détecter une perte excessive, il est conseillé d’être attentif à un changement par rapport à votre chute habituelle et à l’évolution de votre chevelure.

Quels signes peuvent indiquer une perte de cheveux excessive ?

Une augmentation du nombre de cheveux retrouvés sur l’oreiller, dans la douche ou sur la brosse peut être l’un des premiers signes d’une chute plus importante. D’autres changements visibles peuvent également attirer l’attention :

  • Une chevelure qui devient progressivement moins dense ou plus fine.
  • Une raie qui s’élargit.
  • Une ligne d’implantation qui recule, notamment au niveau des tempes.
  • Un cuir chevelu de plus en plus visible à travers les cheveux.
  • L’apparition d’une ou de plusieurs zones ou plaques dépourvues de cheveux.

La chute de cheveux peut être rapide ou évoluer progressivement, avec une diminution de la densité capillaire qui devient visible au fil des mois ou des années. La localisation, la rapidité d’apparition et l’évolution de ces changements peuvent fournir de premières indications sur leur origine, bien qu’ils ne suffisent pas à établir un diagnostic.

Quelles sont les principales causes de la chute de cheveux ?

La chute de cheveux n’a souvent pas de cause unique. Certaines causes entraînent une perte progressive et localisée, tandis que d’autres provoquent une chute diffuse ou plus soudaine.

La prédisposition génétique

L’alopécie androgénétique [1] est l’une des causes les plus fréquentes de perte de cheveux. Elle résulte d’une prédisposition génétique associée à l’action des hormones androgènes sur certains follicules pileux.

Chez les hommes, on parle couramment de calvitie masculine. Les follicules prédisposés deviennent progressivement plus sensibles à la dihydrotestostérone (DHT), un dérivé de la testostérone. Au fil des cycles capillaires, les follicules se miniaturisent, ce qui a pour conséquence des cheveux qui repoussent plus fins et plus courts jusqu’à parfois ne plus être visibles. La perte débute souvent au niveau des tempes et de la ligne frontale ou sur le sommet du crâne, puis peut progressivement s’étendre.

L’alopécie androgénétique existe également chez les femmes. Elle se manifeste différemment, avec un éclaircissement progressif et diffus de la chevelure, souvent plus marqué sur le dessus du crâne et autour de la raie centrale.

Les antécédents familiaux constituent un indice important, mais l’hérédité de l’alopécie androgénétique est complexe. La prédisposition peut être héritée de la famille maternelle comme paternelle et ne signifie pas nécessairement que la perte de cheveux évoluera de la même manière ou au même âge que chez un parent.

Les changements hormonaux

Les hormones participent à la régulation du cycle de croissance des cheveux. Pour cette raison, une modification de l’équilibre hormonal peut favoriser ou accentuer leur chute.

La grossesse et la période qui suit l’accouchement en sont un exemple fréquent. Pendant la grossesse, les changements hormonaux peuvent prolonger la phase de croissance des cheveux. Au contraire, après l’accouchement, un grand nombre de cheveux peuvent entrer dans leur phase de repos puis tomber quelques mois plus tard. La chute post-partum est généralement temporaire.

La ménopause peut également s’accompagner d’une diminution de la densité capillaire du fait des changements des concentrations d’œstrogènes et de la modification de l’équilibre entre hormones féminines et androgènes. [2] La perte de cheveux peut aussi être liée à des anomalies hormonales, dont les troubles de la thyroïde.

Le stress et les événements physiques importants

Le stress peut aussi être un facteur de perte de cheveux. Il peut perturber le cycle normal des cheveux suite à un événement émotionnel majeur, mais également lorsque le corps doit faire face à une maladie ou à une agression physique. Une forte fièvre, une infection sévère, une intervention chirurgicale, un traumatisme physique ou certaines maladies peuvent ainsi déclencher un effluvium télogène. Le stress chronique ou un choc émotionnel important peuvent également y contribuer.

On parle d’effluvium télogène lorsqu’un nombre anormalement élevé de follicules passent de manière synchronisée de la phase de croissance à la phase de repos. Les cheveux concernés ne tombent pas nécessairement immédiatement, la chute devient visible plusieurs semaines à quelques mois après l’événement déclencheur.

La perte est généralement diffuse sur l’ensemble du cuir chevelu et ne se concentre pas sur une zone précise. Lorsque le facteur déclencheur disparaît et qu’aucun autre problème ne persiste, le cycle capillaire revient progressivement à la normale.

Les carences nutritionnelles

La croissance des cheveux nécessite un apport suffisant en énergie, en protéines, en vitamines et en minéraux. Si certains de ces éléments viennent à manquer, les carences associées peuvent perturber le cycle capillaire et favoriser une chute diffuse. [3] Les carences les plus fréquemment associées à la perte de cheveux sont les suivantes :

  • La carence en fer, en particulier lorsqu’elle s’accompagne d’autres signes pouvant évoquer une carence ou une anémie. 
  • Un apport insuffisant en protéines peut également affecter la croissance des cheveux, notamment dans le contexte d'une alimentation très restrictive, d'une dénutrition ou d'une perte de poids importante.
  • Des déficits en zinc et en certaines vitamines ou autres micronutriments peuvent aussi être associés à des anomalies des cheveux. Cela ne signifie toutefois pas qu’une supplémentation améliore systématiquement la chute de cheveux.

Prendre du fer, du zinc, de la biotine ou d’autres compléments “pour les cheveux” sans avoir identifié de carence n’est pas recommandé. Une supplémentation inutile peut être inefficace et, pour certains nutriments, un apport excessif peut avoir des effets indésirables. Certaines vitamines et certains minéraux peuvent même être associés à une chute de cheveux en cas de consommation excessive.

Certaines maladies et problèmes de santé

La perte de cheveux peut aussi être entraînée par différentes maladies qui peuvent avoir un effet direct sur les follicules ou perturber le fonctionnement de l’organisme. La chute de cheveux peut être reliée :

  • Aux maladies thyroïdiennes.
  • À certaines maladies auto-immunes. C’est notamment le cas de l’alopécie areata, aussi appelée pelade, qui se caractérise par l’apparition soudaine d’une ou plusieurs plaques sans cheveux.
  • Aux problèmes touchant directement le cuir chevelu, notamment certaines maladies inflammatoires ou dermatologiques, qui peuvent perturber la croissance des cheveux.
  • Certaines infections, dont les infections fongiques du cuir chevelu, peuvent entraîner une perte de cheveux localisée. 
  • Enfin, des maladies chroniques ou sévères peuvent favoriser une chute diffuse en raison du stress qu’elles imposent à l’organisme, des perturbations métaboliques qu’elles entraînent ou des traitements nécessaires à leur prise en charge.

Il est donc particulièrement important de rechercher un avis médical lorsque la chute de cheveux s’accompagne d’autres symptômes ou de modifications inhabituelles du cuir chevelu.

Les médicaments et certains traitements

La chute de cheveux peut aussi être l’effet indésirable de certains médicaments ou traitements médicaux, [4] qui perturbent le cycle de croissance des follicules ou agissent sur les cellules impliquées dans la production du cheveu.

La forme et l’intensité de la chute dépendent du médicament, de la dose, de la durée du traitement et de la sensibilité de chacun. Certains traitements peuvent provoquer un effluvium télogène qui survient avec un certain décalage. D’autres, comme les chimiothérapies anticancéreuses, peuvent affecter les follicules qui se trouvent en phase de croissance et entraîner une perte beaucoup plus importante et plus rapide.

Lorsqu’une chute de cheveux apparaît après l’introduction ou la modification d’un médicament, il est important d’en parler avec un médecin ou un pharmacien. Un traitement prescrit ne doit pas être arrêté ou modifié de sa propre initiative, car la chute peut avoir une autre origine et l’interruption du médicament peut présenter des risques pour le patient.

Quelles sont les causes de la chute de cheveux chez les hommes ?

 homme souffrant de perte de cheveux  

Bien que la calvitie reste la perte de cheveux la plus commune chez l’homme, d’autres causes peuvent expliquer une chute de cheveux chez l'homme. [5]

La calvitie d’origine génétique

L’alopécie androgénétique masculine est en grande partie déterminée par la génétique. Elle peut commencer relativement tôt, parfois dès la fin de l’adolescence ou au début de l’âge adulte, même si sa fréquence augmente avec l’âge.

Il est souvent possible de reconnaître cette chute de cheveux héréditaire à son évolution caractéristique: la ligne d’implantation des cheveux commence à reculer au niveau des tempes, formant progressivement des “golfes”, tandis que la chevelure s’éclaircit au niveau du sommet du crâne. Chez certains hommes, ces deux zones finissent par se rejoindre, alors que les cheveux situés sur les côtés et à l’arrière du crâne sont davantage préservés.

Avoir un père ou un grand-père atteint de calvitie peut indiquer une prédisposition, mais l’hérédité ne se résume pas à un seul membre de la famille.

Les hormones androgènes

La génétique est étroitement liée à l’action des androgènes, autrement appelés hormones sexuelles masculines. Dans l’alopécie androgénétique, la dihydrotestostérone (DHT) joue un rôle particulièrement important.

Chez les hommes génétiquement prédisposés, certains follicules du cuir chevelu sont plus sensibles à la DHT. Cette sensibilité entraîne progressivement leur miniaturisation, jusqu’à ce qu’ils deviennent pratiquement invisibles.

Ce n’est donc pas nécessairement une production de testostérone excessive qui intervient dans ce processus, mais davantage la sensibilité de certains follicules aux androgènes, déterminée notamment par des facteurs génétiques.

Le stress et les facteurs liés au mode de vie

Même s’il ne peut être responsable à lui seul de la forme classique de calvitie masculine, un stress physique ou psychologique important peut perturber le cycle capillaire et entraîner une chute de cheveux temporaire. Les hommes concernés par un stress prolongé, un choc émotionnel, un manque de sommeil ou une période éprouvante pour l’organisme peuvent développer un effluvium télogène.

Cette chute de cheveux liée au stress se distingue de la calvitie par son caractère plus diffus. Les cheveux semblent moins denses sur l’ensemble du cuir chevelu, sans qu’une zone ne se démarque plus qu’une autre.

Les maladies et carences nutritionnelles

L’homme peut aussi subir une chute de cheveux liée à certaines maladies, comme les troubles de la thyroïde, certaines maladies auto-immunes, les infections du cuir chevelu et différentes maladies chroniques.

Une perte de cheveux associée à des rougeurs, des squames, des démangeaisons, des douleurs ou des lésions mérite notamment une attention particulière, car elle pourrait orienter le diagnostic vers la piste de la maladie. Enfin, des carences alimentaires peuvent aussi être mises en cause et nécessiter une étude des habitudes alimentaires.

La chute de cheveux chez l’homme : quand elle survient de manière soudaine

En cas de calvitie masculine classique, l’évolution de la perte de cheveux se fait de manière progressive. Une chute de cheveux importante survenant de manière brutale ou en quelques semaines doit donc faire envisager d’autres causes.

Cette perte subite et diffuse peut faire suite à une forte fièvre, à une maladie sévère, à une intervention chirurgicale, à un stress majeur ou encore à une perte de poids rapide. Une chute soudaine sous forme de plaques rondes ou ovales bien délimitées peut quant à elle évoquer une pelade (alopécie areata). Une infection ou une affection inflammatoire du cuir chevelu peut également provoquer une perte localisée.

Si vous remarquez une chute brutale, des plaques dépourvues de cheveux ou une perte associée à des symptômes généraux ou à des anomalies du cuir chevelu, il est conseillé de consulter un médecin.

Pourquoi les cheveux peuvent-ils tomber soudainement ?

Une chute de cheveux soudaine peut être impressionnante, en particulier lorsque vous trouvez de grandes quantités de cheveux sous la douche ou lors du brossage. Il ne s’agit toutefois pas toujours du signe d’une perte définitive. Dans de nombreux cas, elle correspond à une perturbation temporaire du cycle capillaire.

En temps normal, les follicules pileux ne se trouvent pas tous au même stade de leur cycle. Après un événement qui perturbe fortement l’organisme, un nombre élevé de cheveux peut passer simultanément de la phase de croissance à la phase de repos. Ils finissent alors par tomber, généralement deux à trois mois après l’événement déclencheur.

Plusieurs situations peuvent provoquer ou favoriser ce phénomène :

  • Après une maladie ou une forte fièvre : ces conditions peuvent constituer un stress majeur pour l’organisme. Une chute diffuse peut apparaître quelques mois après la guérison, alors même que la personne se sent à nouveau en bonne santé.
  • Après une période de stress important : un choc émotionnel ou un stress intense et prolongé peut perturber le cycle de croissance des cheveux. Là encore, la chute n’est pas nécessairement immédiate et peut devenir visible plusieurs semaines ou mois après la période difficile.
  • Après une grossesse : après l’accouchement, la diminution des concentrations de certaines hormones entraîne le passage de nombreux cheveux en phase de repos, générant une chute de cheveux hormonale. 
  • Après une perte de poids rapide : une restriction calorique ou une perte de poids rapide impose un stress à l’organisme et peut s’accompagner d’apports insuffisants en protéines, en fer ou en certains nutriments. Ces changements peuvent favoriser une chute des cheveux.
  • En raison d’un changement hormonal : les périodes de variations hormonales peuvent modifier la croissance des cheveux. Certains troubles hormonaux peuvent également être en cause, tels que les problèmes thyroïdiens.
  • En cas de maladie ou de carence : si vous avez été malade ou souffrez d’une carence, vous pourrez également rencontrer une perte de cheveux soudaine.

Quelles maladies peuvent provoquer une chute de cheveux ?

 une femme en train d  

Comme nous l’avons vu, une chute de cheveux n’est pas toujours liée à la génétique, au stress ou à une carence. Elle peut également être la conséquence d’une maladie qui perturbe le cycle capillaire ou touche directement les follicules pileux et le cuir chevelu. La forme de la chute ainsi que la présence d’autres symptômes peuvent aider à en rechercher l’origine.

Les troubles de la thyroïde

Les hormones thyroïdiennes interviennent dans de nombreux processus de l’organisme et participent entre autres au bon fonctionnement du cycle capillaire. Un dérèglement de la thyroïde peut donc avoir des répercussions sur les cheveux.

  • L’hypothyroïdie (une production insuffisante d’hormones thyroïdiennes) peut être associée à des cheveux plus secs, fragiles ou clairsemés et à une chute diffuse. D’autres symptômes peuvent être présents, comme une fatigue inhabituelle, une sensibilité accrue au froid, une prise de poids ou une peau sèche.
  • L’hyperthyroïdie (quand la thyroïde produit trop d’hormones) peut aussi s’accompagner d’une perte diffuse des cheveux. Elle peut être associée à une perte de poids inexpliquée, des palpitations, des tremblements, une intolérance à la chaleur ou une transpiration accrue.

En cas de suspicion, des analyses sanguines sont nécessaires pour évaluer la fonction de la thyroïde.

Les maladies auto-immunes

On parle de maladie auto-immune lorsque le système immunitaire s’attaque par erreur à certaines cellules ou structures de l’organisme. Plusieurs de ces maladies peuvent être associées à une perte de cheveux.

La forme de la perte de cheveux dépend de la maladie concernée. Elle peut être diffuse, se concentrer sur certaines régions du cuir chevelu ou prendre la forme de plaques. Certaines maladies inflammatoires auto-immunes peuvent également provoquer une alopécie cicatricielle, qui génère une inflammation endommageant durablement le follicule. Un diagnostic précoce peut aider à limiter la progression de la perte de cheveux.

Les problèmes du cuir chevelu

Si le cuir chevelu est enflammé ou atteint d’une affection dermatologique, la croissance des cheveux peut être perturbée. C’est le cas pour différentes formes de dermatite ou du psoriasis, qui peuvent provoquer des rougeurs, des squames, des démangeaisons ou une irritation du cuir chevelu.

Dans ces situations, la perte de cheveux peut être favorisée par une inflammation importante, par des lésions du cuir chevelu ou par un grattage répété des zones qui démangent.

L’alopécie areata

L’alopécie areata, aussi appelée pelade, est une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire s’attaque aux follicules pileux. Ceux-ci ne sont généralement pas détruits définitivement, mais leur activité est perturbée, ce qui entraîne la chute des cheveux.

Sa présentation la plus caractéristique est l’apparition soudaine d’une ou plusieurs plaques rondes ou ovales, nettement délimitées et dépourvues de cheveux. La peau de ces zones peut conserver un aspect normal, sans rougeur ni desquamation importante.

L’étendue de la maladie est très variable. Chez certaines personnes, elle reste limitée à quelques plaques et les cheveux peuvent repousser spontanément. Chez d’autres, la perte peut s’étendre à une grande partie du cuir chevelu et, plus rarement, toucher l’ensemble des cheveux ou d’autres poils du corps. Son évolution est difficile à prévoir et des récidives sont possibles.

Les infections du cuir chevelu

Certaines infections peuvent aussi atteindre les follicules ou la peau du cuir chevelu et provoquer une chute de cheveux. C’est notamment le cas de la teigne du cuir chevelu, une infection causée par des champignons microscopiques particulièrement fréquente chez les enfants.

Elle peut se manifester par des zones où les cheveux sont cassés ou absents, accompagnées de squames, de démangeaisons et parfois de rougeurs. Certaines formes provoquent une réaction inflammatoire plus importante, avec des zones gonflées, douloureuses ou suintantes.

Contrairement à de nombreuses causes non infectieuses, une infection nécessite un traitement adapté à l’agent responsable. Une prise en charge précoce permet de réduire le risque de transmission lorsqu’il s’agit d’une infection contagieuse.

Comment identifier la cause de sa chute de cheveux ?

Si vous êtes victime d’une chute de cheveux, la première étape consiste à observer la manière dont elle se manifeste et son évolution. Une perte progressive au niveau des tempes et du sommet du crâne n’oriente pas vers les mêmes causes qu’une chute importante qui apparaît en quelques semaines.

Il faut également rechercher d’éventuels événements survenus au cours des mois précédents : maladie accompagnée de fièvre, intervention chirurgicale, période de stress intense, grossesse et accouchement, perte de poids importante, changement de traitement ou modification des habitudes alimentaires. Certains événements n’entraînent une chute de cheveux que plusieurs semaines ou mois plus tard.

L’état du cuir chevelu apporte également des informations importantes. Des démangeaisons, rougeurs, squames, croûtes, douleurs ou lésions peuvent orienter vers une affection dermatologique ou une infection plutôt que vers une alopécie androgénétique.

Lorsque la cause n’est pas évidente, un professionnel de santé peut procéder à un examen du cuir chevelu et des cheveux et recueillir les antécédents personnels et familiaux. Selon les résultats de cet examen, des analyses sanguines peuvent être proposées. Elles peuvent servir à rechercher une anémie ou une carence en fer, à contrôler le fonctionnement de la thyroïde ou à rechercher d’autres anomalies lorsque le contexte le justifie. Des examens plus spécifiques peuvent parfois être nécessaires, comme une biopsie du cuir chevelu pour distinguer certaines formes d’alopécie, dans le but d'établir les meilleures solutions contre la chute de cheveux.

Quand faut-il consulter pour une chute de cheveux ?

En cas de perte limitée, une consultation n’est pas nécessaire. Il est en revanche conseillé de demander un avis médical lorsque la chute est inhabituelle, persistante, ou en cas de chute de cheveux excessive, notamment si sa cause n’est pas évidente. Ces cas peuvent nécessiter la consultation d’un médecin :

  • La chute apparaît brutalement ou s’intensifie rapidement,
  • Des plaques dépourvues de cheveux apparaissent,
  • La chevelure perd progressivement de sa densité ou le cuir chevelu devient de plus en plus visible,
  • La chute persiste sans amélioration ou continue de s’aggraver,
  • Le cuir chevelu présente des rougeurs, des squames, des croûtes, des démangeaisons, des douleurs ou d’autres lésions sur la tête,
  • La perte de cheveux s’accompagne d’autres symptômes, comme une fatigue importante, des variations de poids inexpliquées ou des signes pouvant évoquer un trouble hormonal,
  • La chute commence après la prise d’un nouveau médicament ou la modification d’un traitement,
  • La perte de cheveux provoque une gêne importante ou a des répercussions sur la qualité de vie.

Le médecin généraliste peut constituer un premier interlocuteur. Par la suite, le médecin à consulter peut être un dermatologue, pour examiner plus précisément les cheveux et le cuir chevelu, poser un diagnostic et déterminer la prise en charge appropriée։

FAQ

Les questions les plus fréquentes concernant la perte de cheveux.

Quelles sont les principales causes de la chute de cheveux ?

Les causes de perte de cheveux les plus fréquentes sont la prédisposition génétique, notamment dans l’alopécie androgénétique (calvitie héréditaire), les changements hormonaux, la chute de cheveux saisonnière, un fort stress physique ou psychologique (chute de cheveux due au stress), certaines maladies, des carences nutritionnelles et certains médicaments ou traitements.

Pourquoi est-ce que je perds beaucoup de cheveux soudainement ?

Une chute importante et soudaine peut être liée à un effluvium télogène. Il peut apparaître quelques semaines à quelques mois après une forte fièvre, une maladie, une intervention chirurgicale, un stress important, un accouchement ou une perte de poids rapide. Une chute soudaine peut toutefois avoir d’autres causes, notamment une maladie auto-immune, une infection ou une maladie du cuir chevelu dans le cas d'une chute de cheveux par plaques.

Pourquoi les hommes perdent-ils leurs cheveux ?

Chez les hommes, la cause la plus fréquente est l’alopécie androgénétique, ou calvitie masculine. Les causes de l’alopécie sont une prédisposition génétique et une sensibilité particulière de certains follicules aux hormones androgènes. D’autres facteurs, comme une maladie, un stress important ou une carence nutritionnelle, peuvent également provoquer une chute de cheveux chez l’homme.

Les médicaments peuvent-ils provoquer une chute de cheveux ?

Oui. Certains médicaments et traitements peuvent perturber le cycle de croissance des cheveux et entraîner une chute diffuse ou plus importante. Si une chute commence après l’introduction ou la modification d’un médicament, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Quel médecin consulter en cas de chute de cheveux ?

Un médecin généraliste peut être consulté en première intention. Il est aussi possible de consulter un dermatologue, qui est spécialiste des maladies de la peau, du cuir chevelu et des cheveux.

Quels aliments sont bons pour les cheveux ?

Bien qu’aucun aliment (ni aucun complément alimentaire) ne permette à lui seul d’empêcher ou de traiter une chute de cheveux, une alimentation équilibrée apportant suffisamment de protéines, de fer, de zinc, de vitamines et d’autres micronutriments peut contribuer à une croissance normale des cheveux.

Quelle est la différence entre chute de cheveux et calvitie ?

La chute de cheveux est un terme général qui désigne une perte de cheveux pouvant avoir de nombreuses causes et être temporaire ou durable. La calvitie désigne l’alopécie androgénétique, une perte progressive des cheveux liée à une prédisposition génétique et à l’action des hormones androgènes.

Quels examens permettent de rechercher la cause d’une chute de cheveux ?

La recherche de la cause commence généralement par un interrogatoire et un examen des cheveux et du cuir chevelu. Le médecin s’intéresse à la localisation de la perte, à sa vitesse d’apparition, aux antécédents familiaux, aux maladies récentes, aux médicaments et aux éventuels symptômes associés. Selon la situation, d’autres analyses peuvent être prescrites.

  • 1. Lolli F, Pallotti F, Rossi A, et al. Androgenetic alopecia: a review. Endocrine. 2017;57(1):9-17. doi:10.1007/s12020-017-1280-y

    2. Gupta AK, Economopoulos V, Mann A, Wang T, Mirmirani P. Menopause and hair loss in women: exploring the hormonal transition. Maturitas. 2025;198:108378. doi:10.1016/j.maturitas.2025.108378

    3. Rushton DH. Nutritional factors and hair loss. Clin Exp Dermatol. 2002;27(5):396-404. doi:10.1046/j.1365-2230.2002.01076.x

    4. Alhanshali L, Buontempo M, Shapiro J, Lo Sicco K. Medication-induced hair loss: an update. J Am Acad Dermatol. 2023;89(2S):S20-S28. doi:10.1016/j.jaad.2023.04.022

    5. Tamashunas NL, Bergfeld WF. Male and female pattern hair loss: treatable and worth treating. Cleve Clin J Med.2021;88(3):173-182. doi:10.3949/ccjm.88a.20014

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