Chute de cheveux chez l’homme : comprendre et agir
Chez les hommes, un manque de cheveux peut être une sérieuse source de stress et de complexes. C'est pourquoi il est important de connaître les différents types de pertes capillaires, leurs causes, leurs signes et leurs solutions. Voici tout ce que vous devez savoir pour comprendre les mécanismes de la chute de cheveux chez l'homme, savoir en identifier les causes et agir rapidement.
Bref aperçu
- Il existe plusieurs types de perte de cheveux, notamment l'effluvium et l'alopécie androgénétique.
- L'alopécie androgénétique est principalement de cause hormonale et génétique.
- C'est une chute de cheveux abondante et localisée au niveau des golfes et de la tonsure.
- Le diagnostic comprend un entretien clinique, un examen du cuir chevelu et un bilan hormonal.
- Des traitements oraux et topiques permettent de stabiliser l'alopécie chez les hommes.
Chute de cheveux masculine : bases médicales
Une chute de cheveux modérée chez l'homme n'est pas inquiétante. Elle peut être sans conséquence et liée à diverses causes naturelles, comme les changements de saison. Toutefois, certains signes cliniques peuvent témoigner d'une perte capillaire anormale, qu'il est important de traiter au plus vite.
Définition et critères de perte capillaire
La perte capillaire chez l'homme, également appelée alopécie, peut être temporaire ou chronique. On distingue deux grands types de perte de cheveux : l'alopécie diffuse (répartie sur l'ensemble du cuir chevelu) ou focalisée (localisée). Cette dernière se caractérise par une chute de cheveux en plaques.
Il existe deux principaux mécanismes de perte capillaire chez l'homme : l'effluvium et l’alopécie androgénétique.
L'effluvium est une perte de cheveux abondante, diffuse et temporaire liée à une perturbation du cycle de vie du cheveu. Pour mieux la comprendre, clarifions brièvement le cycle de vie normal du cheveu :
- Il suit une phase de croissance (anagène).
- Il s'arrête de pousser durant une phase de transition (catagène).
- Il tombe naturellement durant la phase de repos (télogène).
On différencie effluvium télogène et effluvium anagène :
- L'effluvium télogène survient lorsqu'une proportion plus importante que la normale de follicules pileux entre prématurément en phase télogène, entraînant une augmentation de la chute des cheveux qui survient généralement 2 à 3 mois après un événement déclencheur, tel qu'une maladie grave, une intervention chirurgicale, un stress psychologique ou une carence nutritionnelle.
- L'effluvium anagène désigne une perte de cheveux rapide pendant la phase de croissance active, le plus souvent associée à une chimiothérapie ou à d'autres traitements cytotoxiques qui altèrent les cellules des follicules pileux à division rapide.
On reconnaît l'effluvium à son caractère brutal. Une grosse perte de cheveux survient sans signe avant-coureur, et on la remarque généralement au cours de la routine du quotidien : dans la douche, sur la brosse à cheveux... Dans la très grande majorité des cas, l'effluvium est réversible à partir du moment où l'on va traiter la cause de la perte de cheveux.
L'alopécie androgénétique est un problème de cheveux plus grave car il a une tendance chronique et, s'il n'est pas traité, est irréversible. Il s'agit d'une chute de cheveux lente et progressive chez l'homme, liée à des facteurs hormonaux et génétiques. Elle est localisée et suit un schéma spécifique vers la calvitie.
Différences entre chute normale et anormale
Il est normal de perdre des cheveux. Ceux qui arrivent en fin de cycle tombent naturellement et de manière asynchrone. Une chute de cheveux normale est située entre 50 et 100 cheveux par jour. On considère qu'une chute de plus de 100 cheveux par jour de manière répétée est anormale.
Comment pousse un cheveu normalement
Voyons maintenant en détails comment pousse la chevelure et quelles sont les différences notables entre les deux sexes.
Cycle de vie du cheveu et phases de croissance et de renouvellement
Le cycle pilaire, ou cycle de vie du cheveu, se déroule en trois phases :
- La phase de croissance du cheveu, ou phase anagène : les follicules pileux, ou cellules matricielles du bulbe capillaire, se multiplient et les cheveux grandissent à raison de 0,3 mm en moyenne par jour. Cette phase peut durer entre quelques mois et six ans. Selon la localisation des follicules pileux, la vitesse de pousse peut varier. Elle est généralement plus rapide sur le sommet du crâne que sur les tempes.
- La phase catagène : les follicules pileux cessent de se multiplier et se détachent de leur papille dermique, afin de se préparer à la chute des cheveux. C'est une phase de transition et d'inactivité, pendant laquelle le cheveu cesse de grandir. Elle est relativement courte (trois semaines en moyenne).
- La chute des cheveux, ou phase télogène : le bulbe capillaire voyage à la surface du cuir chevelu et se détache. Le cheveu considéré comme "mort" tombe, laissant la place à la formation d'un nouveau cheveu en phase anagène. La chute capillaire est progressive et se déroule sur deux à trois mois. Les follicules pileux s'éliminent de manière asynchrone, ce qui signifie que la chevelure ne tombera pas d'un seul coup.
Particularités du cuir chevelu masculin
L'alopécie androgénique est plus fréquente chez les hommes que chez les femmes, pour des raisons hormonales et génétiques.
De plus, elle progresse différemment. Chez les hommes, elle commence par une récession au niveau des golfes temporaux et des golfes frontaux, ainsi qu'une perte de cheveux localisée sur le sommet du crâne. Chez les femmes, elle se localise essentiellement sur le sommet du crâne (de part et d'autre de la raie) et progresse peu.
Principales causes de la chute de cheveux
Chez l'homme, un phénomène de cheveux qui tombent peut avoir plusieurs facteurs, que nous allons explorer dans le détail.
Causes hormonales (androgènes, DHT)
La perte de cheveux est bien souvent hormonale. En effet, les follicules pileux sont sensibles à la dihydrotestostérone (DHT), une hormone produite à partir de la testostérone. La DHT se lie aux récepteurs androgènes dans les follicules pileux génétiquement prédisposés, entraînant une miniaturisation progressive des follicules, un raccourcissement de la phase anagène et la production de cheveux plus fins.
Concrètement, cela induit une chute de cheveux plus rapide que la repousse et donc, à terme, une alopécie.
La testostérone fait partie des androgènes, les hormones sexuelles produites dans les testicules et responsables des caractéristiques physiques masculines (voix grave, développement des muscles, apparition des poils, production de sperme...). Elle est aussi produite, en quantité largement moindre, chez les femmes au niveau des ovaires.
La chute de cheveux liée à la DHT est plus fréquente chez les hommes car ils produisent plus de testostérone. Mais elle peut aussi atteindre les femmes, dans le cadre d'un déséquilibre hormonal comme un SOPK, ou à certaines phases de changements hormonaux importants, comme la ménopause.
Prédisposition génétique et alopécie androgénétique
L'alopécie androgénétique ou héréditaire a aussi, comme son nom l'indique, une cause génétique. En effet, des facteurs génétiques peuvent avoir un impact sur la sensibilité des follicules capillaires à la DHT, et donc, sur leur miniaturisation.
Carences nutritionnelles et mode de vie
Une alimentation déséquilibrée et des carences nutritionnelles peuvent aggraver une alopécie chez l'homme en fragilisant le cheveu. Dans le cas d'une chute de cheveux anormale, on recommande de surveiller la présence d'une carence en fer, en zinc, en vitamine B12, en vitamine B8 ou en vitamine D.
De la même manière, le mode de vie peut influencer la perte de cheveux chez l'homme. Par exemple, une consommation importance d'alcool ou de tabac fragilise le cheveu.
De même, un coiffage trop brutal, des lavages trop fréquents ou l'utilisation de shampoings et lotions chimiques peuvent agresser le cheveu et accélérer sa chute.
Enfin, des teintures répétées vont également attaquer le cuir chevelu, en raison des produits chimiques qu'elles contiennent, et peuvent faire partie des causes d'une alopécie précoce.
Stress, sommeil et déséquilibres internes
Le stress en excès ou le manque de sommeil provoquent des déséquilibres internes, comme une hausse du taux de cortisol et une fatigue chronique. Ce sont également des facteurs déclencheurs (effluvium télogène) ou aggravants (alopécie androgénétique) d'une perte de cheveux chez l'homme.
Les changements de saison peuvent aussi provoquer une perte de beaucoup de cheveux, notamment à l'automne. Les causes de ce phénomène sont multiples : fatigue, stress, variations de lumière et de températures, fragilisation de la fibre capillaire en saison estivale... C'est tout à fait normal et il n'y a aucune raison de s'inquiéter, à moins qu'il s'agisse d'une chute de cheveux excessive.
Médicaments ou conditions médicales contributives
Certains médicaments peuvent provoquer une chute de cheveux plus ou moins importante. C'est le cas des traitements médicamenteux contre le cancer (chimiothérapie) mais pas seulement. Certains médicaments hypocholestérolémiants, anti-inflammatoires non stéroïdiens, antidépresseurs, antibiotiques ou encore immunosuppresseurs peuvent accélérer la perte de cheveux.
L'alopécie liée aux médicaments est généralement réversible.
Symptômes et signes à surveiller
Certains symptômes sont à surveiller, car ils vous indiqueront si votre perte de cheveux intense est une alopécie androgénétique nécessitant une prise en charge.
Zones typiques de perte (tonsure, golfes)
L'alopécie androgénétique se caractérise par une chute de cheveux dans des zones bien précises : les golfes temporaux et frontaux, la ligne frontale et le vertex (tonsure).
On utilise communément l'échelle de Norwood-Hamilton pour mesurer le stade d'avancée de l'alopécie chez l'homme, suivre sa progression et trouver des solutions. Cet outil se divise en sept stades :
- Chute de cheveux légère au niveau des golfes temporaux et frontaux. L'alopécie reste très discrète, il n'y a pas encore de dégarnissement.
- Léger dégarnissement au niveau des golfes temporaux et frontaux. Dans certains cas, il s'accompagne d'une chute de cheveux au niveau du vertex.
- Dégarnissement des golfes temporaux et frontaux et recul de la ligne frontale, qui prend la forme d'un M, d'un V ou d'un U. Dans certains cas, la ligne frontale reste identique au stade 2, mais on remarque une chute de cheveux au niveau du vertex.
- Dégarnissement de la ligne frontale et du vertex. Une partie des cheveux reste sur les deux côtés du crâne et elle est reliée par une bande assez fine.
- Chute de cheveux progressive de la bande qui relie les deux côtés de la tête.
- Affinement des zones capillaires restantes.
- Calvitie complète.
Chute diffuse vs chute localisée
L'alopécie androgénétique se caractérise par une chute de cheveux localisée, typiquement dans les zones que nous venons de voir. Si vous remarquez une chute de cheveux diffuse, il s'agit d'un effluvium et les causes sont probablement réactionnelles (stress, fatigue, changements de saison...).
Quand la perte de cheveux est préoccupante
La chute de cheveux devient préoccupante lorsqu'elle est plus importante que la repousse. Chez l'homme, voici les symptômes qui doivent alerter :
- Perte de cheveux abondante (plus de 100 cheveux par jour) qui dure plus de six mois
- Perte de densité capillaire et cheveux qui deviennent plus fins
- Démangeaisons, rougeurs, présence de cicatrices
- Dégarnissement des golfes temporaux et frontaux
- Repousse lente et inégale des cheveux
- Perte de cheveux excessive en passant une main ou une brosse dans votre chevelure
- Présence d'une grande quantité de cheveux tous les matins sur votre oreiller
Diagnostic médical de la chute de cheveux
Le diagnostic de l'alopécie androgénétique est essentiel. Plus la chute de cheveux chez l'homme est traitée tôt, plus il sera facile de ralentir son évolution, voire de la stabiliser. Voici les étapes à suivre pour diagnostiquer une chute de cheveux chez l'homme, identifier les causes et trouver les remèdes adéquats.
Entretien clinique et historique
Le diagnostic débute par un entretien clinique chez le dermatologue. Celui-ci pose des questions au patient pour collecter les informations nécessaires à l'établissement d'un diagnostic fiable. Voici ce qu'il va chercher à savoir :
- Historique de la chute de cheveux : origine et vitesse de progression, zones touchées...
- Antécédents familiaux et causes génétiques : présence de calvitie dans la famille du patient
- Possibles facteurs déclenchants : stress, anxiété, choc émotionnel, maladie ou prise de médicaments, consommation de tabac, carences alimentaires...
- Mesure de la perte de cheveux au quotidien (dans la douche, lors du coiffage, pendant la nuit...)
- Analyse des symptômes : démangeaisons, rougeurs...
- Évaluation de l'impact esthétique et psychologique de la perte de cheveux (complexes)
Examens du cuir chevelu et tests spécifiques
Ensuite, le dermatologue effectue un examen clinique du cuir chevelu. Il observe la répartition et la densité des cheveux, repère les zones clairsemées ou dégarnies et les miniaturisations. Il analyse le schéma de la chute de cheveux grâce à un outil comme l'échelle de Norwood-Hamilton, afin de déterminer le stade d'alopécie.
Après l'examen clinique, le médecin effectue également d'autres tests complémentaires.
La trichoscopie permet d'observer le cuir chevelu pour mesurer précisément le nombre d'unités folliculaires et les catégoriser (simple, double, triple, vides). Elle mesure également le nombre moyen de cheveux et leur épaisseur.
Le trichogramme est un processus légèrement différent. Il consiste à prélever entre 50 et 100 cheveux et à les étudier ensuite au capilloscope afin d'analyser le bulbe, la phase de la croissance (anagène ou télogène) et la présence de miniaturisation folliculaire.
Le phototrichogramme est une autre technique qui se concentre sur l'analyse de la pousse des cheveux. Il mesure la densité capillaire, le pourcentage de cheveux en phase anagène et la vitesse de pousse.
D'autres examens peuvent être prescrits en cas de doute médical, comme des tests génétiques capillaires ou une biopsie du cuir chevelu, pour repérer une éventuelle inflammation.
Evaluation hormonale ou carences associées
Le diagnostic médical de la chute de cheveux chez l'homme prend également en compte les facteurs hormonaux. Par exemple, on évalue la présence de déséquilibres hormonaux pouvant augmenter la sensibilité des follicules pileux et leur miniaturisation, ainsi que d'éventuels troubles de la thyroïde.
Enfin, s'il y a un doute, le médecin prescrit également un bilan sanguin, afin de repérer une éventuelle carence en fer, vitamines et minéraux.
Options de traitement pour hommes
Lorsque le médecin pose le diagnostic d'alopécie androgénétique, il peut ensuite proposer des options de traitement au patient, dans l'objectif de ralentir le processus de chute de cheveux. La calvitie n'est pas une fatalité ! Voici les différents traitements appropriés selon le stade d'avancement de l'alopécie androgénétique.
Traitements médicaux approuvés
Dans le cas d'une alopécie androgénétique, le traitement médical de référence est le finastéride 1 mg. Le finastéride (médicament commercialisé sous le nom de Propecia) est indiqué chez les hommes adultes souffrant d'alopécie androgénétique et peut être prescrit à des patients plus âgés après une évaluation clinique.
Il s'agit d'un anti-androgène, qui permet de réduire la production de dihydrotestostérone (DHT). Efficace pour stabiliser la chute des cheveux chez l'homme, ce médicament peut toutefois avoir des effets indésirables sur d'autres aspects de la santé masculine, notamment des troubles de la performance sexuelle (baisse de la libido, dysfonctions érectiles, diminution du volume éjaculatoire...). Le médecin vous conseillera donc une lecture approfondie des effets secondaires avant de démarrer le traitement. Respectez bien les conseils de votre pharmacien en ce qui concerne le dosage.
Solutions topiques
Pour lutter contre la chute de cheveux, le médecin peut également prescrire un traitement topique. Le plus commun est le minoxidil 5% (le 2% étant réservé aux femmes) que l'on utilise dans le cadre d'une chute de cheveux modérée. Il se présente sous forme de crème ou de mousse, à appliquer directement sur le cuir chevelu.
Ce traitement topique favorise une repousse saine et rapide des cheveux. Bien qu'il présente peu d'effets indésirables sur la santé, il est quand même préférable d'obtenir l'avis préalable de son médecin.
Le temps qu'un nouveau cycle pilaire commence, on observe les premiers résultats après plusieurs mois (4 à 12 mois selon les patients). Mais le minoxidil 5% offre une réelle efficacité pour stabiliser la perte de cheveux chez l'homme sur la durée.
Traitements oraux et thérapies hormonales
La thérapie hormonale et les traitements oraux comme le finastéride sont les types de traitements les plus efficaces et donc, les plus recommandés, car ils permettent de traiter le problème à sa racine.
Approches chirurgicales
Le médecin peut proposer une chirurgie dans les stades les plus avancés de l'alopécie, ou si les autres soins et traitements ont échoué. Dans ce cas, la meilleure solution est la pose d'implants capillaires, ou greffe de cheveux. Elle consiste à prélever des follicules pileux sains dans une zone donneuse (appelés greffons) puis à les réimplanter dans une zone dégarnie.
Il s'agit d'une intervention peu invasive et plutôt efficace, mais une décision chirurgicale n'est pas à prendre à la légère ! Demandez bien à votre médecin quels sont les conseils à suivre : soins pré-opératoires et soins post-opératoires, hygiène de vie...
Solutions naturelles et changements de mode de vie
Dès les premiers signes d'alopécie, vous pouvez retarder la chute de cheveux en adoptant des remèdes naturels.
Nutriments et alimentation favorable
En adoptant une alimentation saine, équilibrée et riche en nutriments, vous pourrez améliorer la santé des follicules pileux et donc, contribuer à stabiliser la perte de cheveux. Votre apport en protéines animales et végétales doit être suffisant et vous devez manger des crudités, légumes et fruits quotidiennement. Hydratez-vous bien.
Evitez le tabac, l'alcool, les sucres raffinés, ainsi que le café et le thé en trop grandes quantités.
Enfin, vous pouvez prendre des compléments alimentaires sur les conseils d'un professionnel. Par exemple, le plasma de Quinton, la levure de bière, la spiruline ou l'ortie piquante sont particulièrement recommandés pour faire le plein de nutriments tous les jours.
Attention : Ces solutions naturelles ne remplacent pas un traitement médical. Leur efficacité n'est pas démontrée scientifiquement pour traiter l'alopécie génétique.
Routine capillaire adaptée pour hommes
Les messieurs aussi doivent prendre soin de la santé de leurs cheveux, surtout s'ils ont des prédispositions aux chutes de cheveux hormonales et génétiques. Il est recommandé d'adopter une routine capillaire douce pour relancer la circulation sanguine dans le cuir chevelu et chouchouter les follicules pileux. Voici quelques exemples de gestes à adopter pour retarder l'alopécie :
- Des bains d'huiles (ricin, avocat, coco, jojoba...) avant le shampoing, pour fortifier les cheveux et activer la pousse : l'huile doit être appliquée en massage avec des mouvements circulaires pendant 15 minutes.
- L'utilisation de shampoings et soins capillaires doux et naturels : les produits chimiques agressent le cuir chevelu et accélèrent la chute des cheveux.
- Une fréquence normale de lavage des cheveux ne provoque pas d'alopécie androgénétique. Le lavage doit être adapté au confort personnel et à l'état du cuir chevelu.
- Coiffage doux à l'aide d'une brosse souple en poils de sanglier
- Eviter tout ce qui peut agresser le cuir chevelu et abîmer vos cheveux, comme les teintures, les décolorations et la chaleur (sèche-cheveux, plaques etc.)
Prévention et entretien à long terme
Pour prévenir la chute de cheveux, il est important de maintenir un mode de vie sain en adoptant tous les gestes et soins capillaires que nous venons de détailler. En plus, la pratique d'une activité physique régulière peut aussi être bénéfique pour prévenir l'alopécie, car elle va relancer la circulation sanguine dans l'ensemble de votre corps et améliorer votre santé globale. Vous devez respecter ceci sur le long terme pour qu'il y ait un effet positif sur la santé de vos cheveux.
FAQ
Les hommes qui perdent leurs cheveux se posent des questions, et c'est normal. Voici tout ce qu'il faut savoir.
Les hommes perdent-ils leurs cheveux plus vite que les femmes ?
Oui, l'alopécie androgénétique se développe généralement plus tôt et progresse davantage chez les hommes que chez les femmes. Cela s'explique par une plus grande activité androgénique et une sensibilité accrue des follicules pileux du cuir chevelu à la dihydrotestostérone (DHT), plutôt que par une simple augmentation du taux d'hormones.
Changer de shampooing peut-il réellement aider ?
Changer de shampoing ne va pas stopper le processus de perte capillaire, mais cela peut contribuer à le ralentir, surtout s'il est combiné avec d'autres pratiques naturelles comme une alimentation saine, une prise de compléments alimentaires et des massages crâniens aux huiles.
Est-ce que l’arrêt ou la réduction d’alcool aide la santé des cheveux ?
L'arrêt ou la réduction de l'alcool a un effet bénéfique sur la santé des cheveux. Mais ce n'est pas suffisant pour arrêter complètement la perte capillaire, si elle est d'origine hormonale et génétique.
L'exposition au soleil ou à la chaleur affecte-t-elle la chute ?
Une exposition prolongée et répétée au soleil peut accélérer la chute des cheveux parce qu'elle va assécher le cuir chevelu et détériorer la santé des cheveux en les rendant plus cassants. Aussi, l'exposition au soleil et la transpiration augmentent la production de sébum et de pellicules grasses, qui peuvent boucher les racines des cheveux, gêner la microcirculation sanguine et provoquer un état inflammatoire. Autant de facteurs qui participent de la chute des cheveux.
A quel âge débute la chute de cheveux chez l’homme ?
La chute de cheveux chez l'homme peut commencer à l'adolescence dans le cas d'une calvitie précoce, au plus tôt vers 16 ans et généralement entre 18 et 20 ans. Elle progresse plus ou moins lentement selon les individus. Pour la plupart des hommes, le début de calvitie survient entre 30 et 40 ans.
Faut-il une ordonnance pour le finastéride ou le minoxidil ?
Le finastéride est disponible en pharmacie sur ordonnance uniquement, tandis que le minoxidil est disponible sans ordonnance.